Matthieu Lamarque
Journaliste – Analyste – Médiateur
Observer, comprendre, transmettre.
Trois verbes qui résument assez bien ma façon de travailler… et probablement ma façon de regarder le monde.
Journaliste et analyste, je m’intéresse à ce que la culture, les médias et les récits racontent de notre société. Cinéma, séries, littérature, musique, actualité : derrière une œuvre ou un phénomène culturel se cachent souvent des questions beaucoup plus vastes sur nos peurs, nos comportements, nos préjugés, nos contradictions et notre manière de vivre ensemble.
À travers mes analyses et avis, je cherche donc moins à dire simplement si une œuvre est « bonne » ou « mauvaise » qu’à comprendre ce qu’elle raconte, pourquoi elle nous touche et ce qu’elle révèle de l’époque dans laquelle nous vivons. Une série télévisée, un film d’horreur ou un roman peuvent parfois devenir de formidables portes d’entrée pour parler de résilience, de discriminations, de santé mentale, de masculinité, d’écologie, de désinformation ou encore de notre rapport aux autres.
Cette curiosité nourrit également mon travail autour de l’éducation aux médias et à l’information. Dans un environnement où les informations circulent toujours plus vite, apprendre à vérifier, contextualiser, distinguer les faits des opinions et comprendre les mécanismes de la désinformation est devenu essentiel. Mon objectif n’est pas de dire aux autres ce qu’ils doivent penser, mais de donner des outils pour leur permettre de construire leur propre jugement.
La transmission occupe ainsi une place centrale dans mon parcours. Conférences, tables rondes, rencontres avec des auteurs, ateliers, podcasts, médiation culturelle : j’aime créer des espaces où l’on peut expliquer, questionner, débattre et surtout rester curieux.
Je travaille notamment autour de la culture et de la lecture, en collaboration avec des acteurs culturels et des médiathèques, avec une conviction : la médiation ne consiste pas seulement à transmettre un savoir. Elle consiste à trouver la bonne porte pour donner envie d’entrer.
Mon travail accorde également une place particulière à des sujets qui me tiennent à cœur : la lutte contre les discriminations, la santé mentale et la relation entre les humains et les animaux, notamment à travers des projets de médiation animale.
Et puis il y a cette habitude qui ne me quitte jamais vraiment : remarquer un détail, une phrase, une scène de film, un comportement dans la vie quotidienne… et me demander ce qu’il raconte de nous.
Parce qu’au fond, analyser n’est pas avoir réponse à tout. C’est continuer à poser des questions.
Analyser le monde avec exigence, humilité et discernement.
Pourquoi ATOME ?
Déjà ATOME, c'est l'anagramme de MATEO.
Un surnom que mes proches m'ont donné depuis des années et pseudonyme utilisé quand je faisais de la radio. Mais aussi..
Un atome, symboliquement, c’est presque une contradiction parfaite : quelque chose d’infiniment petit qui contient pourtant une puissance immense.
Scientifiquement, l’atome est une unité fondamentale de la matière. Mais sur le plan symbolique, il peut représenter bien davantage : le noyau, l’essentiel, ce qui reste quand on enlève tout le superflu. Il évoque ce point minuscule autour duquel tout s’organise. Une identité, une conviction, une idée, une émotion peuvent fonctionner de la même manière : elles semblent parfois insignifiantes vues de l’extérieur, mais elles structurent tout ce qui gravite autour d’elles.
Psychologiquement, l’atome peut être vu comme une métaphore de l’individu. Au centre, il y a un noyau intime, relativement stable : nos valeurs, nos expériences fondatrices, nos blessures, nos attachements, ce que nous considérons comme non négociable. Autour gravitent des éléments plus mobiles : nos rôles sociaux, nos relations, nos opinions, notre image publique, nos comportements. Nous ne sommes donc jamais totalement figés. Nous possédons un centre, mais nous sommes constamment traversés par des mouvements, des rencontres et des transformations.
Il y a aussi quelque chose de fascinant dans le fait qu’un atome soit constitué en grande partie de vide. Symboliquement, cela rappelle que ce qui nous définit n’est pas seulement ce que nous possédons ou ce que nous montrons. L’espace, le doute, le silence et l’invisible font eux aussi partie de notre structure. Une personnalité n’est pas une masse compacte : elle contient des contradictions, des absences, des possibilités, des zones encore inconnues.
L’atome est également une belle image de la relation aux autres. Isolé, il existe. Mais lorsqu’il rencontre d’autres atomes, il peut former des molécules, des matières, des organismes, des mondes entiers. Psychologiquement, cela dit quelque chose de profondément humain : nous sommes singuliers sans être autosuffisants. Les rencontres créent des liaisons. Certaines sont stables, d’autres fragiles, certaines libèrent de l’énergie, d’autres nous transforment durablement.
Et puis il y a l’énergie. Un atome paraît minuscule, presque dérisoire, mais modifier son équilibre peut produire des conséquences considérables. C’est une métaphore très forte du changement psychologique ou social : une petite idée peut déplacer une existence entière. Une phrase, une rencontre, une prise de conscience, un refus, une curiosité peuvent sembler minuscules au départ et pourtant provoquer une réaction en chaîne.
Enfin, l’atome porte une idée que j’aime beaucoup : regarder l’infiniment petit permet parfois de comprendre l’infiniment grand. Observer un détail, une image, une parole, un comportement ou une œuvre peut révéler quelque chose d’une société entière. L’atome devient alors le symbole d’une méthode : partir du détail pour atteindre le sens, démonter les choses pour comprendre comment elles fonctionnent, chercher derrière les apparences ce qui constitue réellement le monde.
Dans cet esprit, ATOME pourrait presque se résumer ainsi :
Chercher le noyau des choses. Observer ce qui gravite autour. Comprendre les forces invisibles qui nous relient, nous influencent et nous transforment.
C’est d’ailleurs un nom particulièrement fort pour ce projet consacré à l’analyse : petit par la forme, immense par ce qu’il permet de révéler.
©MatthieuLamarque